Executive Coaching depuis 2001

A la une, Au travail, Comment faire

Au travail, être vu c’est exister

Au travail, être vu c’est exister

Etre vu c’est exister

Vous êtes-vous déjà posé la question sur ce qui faisait un bon employé ? Pour avoir été des deux côtés de la barrière, je peux vous dire tout de suite que ce n’est pas et de loin uniquement la compétence.
Un des éléments qui apporte des points à un employé, qu’il soit cadre ou non, est la présence sur le terrain. Être vu, c’est exister. Vous êtes vu, alors vous êtes reconnu. À l’inverse, celui qui reste dans l’ombre n’existera pas, même s’il est extrêmement compétent.
Je vais vous montrer que cette visibilité peut aussi être virtuelle. C’est-à-dire qu’il s’agit d’être visible dans le champ de visualisation cérébral, l’imaginaire de votre supérieur et de vos collègues et pas seulement être une image réelle.
L’intérêt bien sûr est de faire en sorte que votre image soit suffisamment familière pour que vous vous imposiez naturellement lors de choix de promotion ou d’opportunité de développement.

Vous êtes vu, vous existez.

Si vous n’êtes pas vu et reconnu tout au long de l’année pour occuper une part du terrain visuel alors vous n’existez pas ou tellement peu. Prendre de la place sans pour autant écraser les autres et marcher sur leurs plates-bandes est essentiel.
Notre cerveau est fait de telle manière qu’il oublie ce qui ne lui est plus important. La priorité est faite dans l’intellect à ce qui est actuel. Renouveler votre présence aux yeux des autres doit être un travail constant. Tous les efforts que vous avez faits précédemment ne valent rien si vous ne continuez pas. Vous devez considérer le fait d’exister aux yeux des autres comme une première fois se renouvelant constamment. La qualité doit être au rendez-vous. Il ne s’agit pas de passer en coup de vent et vous dire que cela suffira.
Chaque intervention de votre part devant les autres doit être de la meilleure qualité possible. Et vous dire qu’ils vous auront oubliés dans quelques minutes est sain. Cela vous oblige à  toujours vous remettre en cause et vous améliorer constamment. Rien n’est acquis, c’est une règle de vie.

Vous occupez de la place, vous existez.

Au-delà du fait d’apparaitre visuellement et en personne, pensez aussi à l’existence terrain résiduelle. C’est votre présence par le biais de vos affaires quand vous n’êtes pas là. Ici aussi il est important que vous occupiez votre terrain. Une image simple : Si vous passez rapidement devant un bureau dont la porte est ouverte et dont vous avez aperçu le bureau rempli de dossiers. Vous allez vous dire immanquablement combien cette personne a qui appartient le bureau est occupée. À l’inverse un bureau zen et dépourvu de tout dossier ou classeur « trainant », donnera l’image de quelqu’un qui a le temps de ranger donc qui n’est pas débordé de travail. C’est en partie vrai, mais complètement faux sur le rapport entre rangement et efficacité. Les deux n’ont souvent rien à voir. Par contre, le stress ressenti est en relation directe avec notre capacité à faire le vide et à tendre vers un désordre minimum. Mais c’est un autre sujet.
L’idée donc, est de trouver le juste milieu entre rien et le capharnaüm. Un « désordre » organisé est le parfait équilibre.

Vous êtes dans le temps, vous existez.

Être remarqué dans le temps est très intéressant pour votre image.
Le territoire temporel est une notion très importante dans le monde de compétition qu’est l’entreprise. Arriver avant et partir après ses employés ou ses subordonnés est un prérequis pour espérer être vu comme quelqu’un qui travaille énormément. Maintenir cet état de fait est essentiel pour bien construire la légende d’un manager ou d’un chef d’entreprise.
Arrangez-vous pour être remarqué par le dernier qui part et par le premier qui arrive. Idem pour les personnes importantes de l’entreprise. C’est-à-dire par ceux qui parlent ou ont de l’influence.
Lorsque j’étais responsable informatique chez AEI à Roissy, je me rappelle avoir joué ce petit jeu pour faire valoir mes nombreuses heures de travail. Je faisais environ 60 heures pas semaine et je n’arrivais pas à ce que ce soit remarqué. C’était important pour que je puisse être considéré comme faisant mon maximum dans un environnement ou tout le monde en faisait de même. J’ai donc commencé à placer mes arrivées et départs du travail en fonction des arrivées et départs des personnes importantes de l’entreprise. Je me faisais remarquer par le directeur général le samedi matin en arrivant avant lui et par le PDG en rentrant dans ma voiture au même moment que lui le soir. Ça a très bien fonctionné j’ai obtenu promotion et augmentation de salaire. Mon travail était reconnu, j’existais.

Vous n’êtes pas vu, vous abimez votre image.

Ne pas être vu suffisamment vous confère un certain mystère. Si cela peut être utile pour se faire désirer et dans certaines conditions, dans les cadres familiers et quotidiens de travail, c’est plutôt négatif. Le subconscient de vos interlocuteurs qui n’ont pas assez d’informations sur votre personne, votre attitude, ne pourra pas se reposer. Il sera toujours en alerte et vous verra comme un risque potentiel. Ce qui les occupe alors est la limitation des risques et pas de vous écouter ou de comprendre le fond de votre attitude. Cela reviendrait à dire : «  Je ne te connais pas, je ne te fais pas confiance ».

Faites parler de vous.

Rien n’est plus efficace que de faire parler de vous. Ça l’est bien plus que dire les choses vous même. Si vous le dites vous-même, vous passerez pour un vantard ou un prétentieux, ou encore pour quelqu’un qui court après la reconnaissance des autres. Non que ce soit une mauvaise chose, la planète entière court après, mais personne ne veut que ça se voit.
Donc l’action idéale est celle qui est relatée par les autres. Pensez-y deux secondes. Est-ce que vous apportez plus de crédit à quelqu’un qui vous dit : « j’ai réussi à très bien gérer ce projet ». Ou à une personne qui vient vous rapporter à quel point cette tierce personne est capable et tout à fait compétente dans la gestion de projet.
Vous avez d’ailleurs certainement été confronté à cette difficulté de ne pouvoir dire complètement ce que vous pensiez de votre exploit de peur de paraître fanfaron. Alors qu’il vus était très facile de dire que telle ou telle personne était formidable.
J’appelle cela construire sa légende. Il est évident que vous n’allez pas narrer vous même vos exploits, mais faire parler les autres. Il existe un moyen très simple. Vous pouvez utiliser le ressort magique du rôle transactif de « celui qui sait ». Un rôle transactif est une somme de comportements qu’une personne endosse et qui la qualifie. Dans tout groupe humain, il existe des personnes qui sont des points de références dans leur domaine. Il y a « le commandant », « le sage », « le soutient »… C’est bien évidemment valable au féminin, bien que certains rôles transactifs sont plus représentés par l’un ou l’autre des deux sexes.
« Celui qui sait » est celui qui est l’habituel colporteur d’informations diverses et variées. Nous sommes ici dans la catégorie des cancans et autres rumeurs. C’est en général un connecteur social important. On sait qu’il ne faut rien lui dire, sinon cela sera diffusé plus vite que la lumière à l’ensemble de l’entreprise.
Eh bien, profitez de cette fantastique opportunité ! Utilisez cette personne qui n’attend que cela pour faire parler de vous. Vos relations devront être de qualité et s’installera alors une relation de codépendance entre vous et elle. Tels le poisson-clown et l’anémone vous agirez tous deux dans l’intérêt de l’autre.
Cela peut prendre la forme suivante : vous avez obtenu un nouveau contrat de haute lutte. Ce qui vous intéresse est non que l’on soit au courant que vous l’ayez obtenu, les statistiques le diront pour vous, mais que cela a été difficile. Parlez-en en toute franchise avec ce profil transactif qui s’empressera d’amplifier vos batailles aux yeux des autres.
N’oubliez pas : si vous n’avez pas d’histoire, vous n’existez pas.

Conclusion

Pour exister, il faut être vu, reconnu et laisser une bonne impression. Votre légende, dites par les autres aura d’autant plus de valeur. Occuper l’espace qui vous est accordé est aussi important. La nature ayant horreur du vide, si vous ne le faites pas, quelqu’un d’autre le fera.
Enfin, pour les autres, votre valeur est ce qui reste de vous quand on vous a oublié. L’impression positive que vous allez laisser est ce qui vous qualifiera aux yeux de votre entourage. Montrez-vous !




Hubert CAMPAN
Executive Coach
06 09 95 00 17
moc.n1330057291ezexe1330057291@hnap1330057291mac1330057291

Ecrire un commentaire